Résumé

Cet article met en relief le rôle joué par les ingénieurs marocains et français formés à l’École forestière de Nancy dans le développement et la conservation des forêts au Maroc durant plus d’un siècle. Sous le protectorat français, après la création du service forestier marocain (01/03/1913) et la promulgation d’un Code forestier (1917), des actions de sauvegarde et de réhabilitation des forêts ont été initiées dès 1918. À l’indépendance en 1956, les deux corps, marocain et français en coopération, ont continué cette œuvre. La dernière décennie du XXe siècle a été marquée par l’élaboration du Programme Forestier National (PFN) mis en œuvre dans la période 2000-2020.


Messages clés :



  • L’approche à la fois sociale et graduelle du Code forestier et de son application, qui a permis la sauvegarde du domaine forestier national, est à mettre au crédit des ingénieurs formés à l’École forestière de Nancy.

  • Les bases d’une foresterie marocaine durable sont mises en place durant la première moitié du XXe siècle par les ingénieurs formés à Nancy.

  • Les liens et la symbiose entre les deux corps marocain et français d’ingénieurs formés à Nancy ont contribué largement, dès 1956, à la consolidation de la politique et du régime forestier, en l’améliorant et en l’adaptant à l’évolution et aux besoins de la société marocaine.


 

Abstract

This article highlights the century-long role played by Moroccan and French engineers who had graduated from the Nancy School of Forestry in the development and conservation of Moroccan forests. Under the French protectorate and following the creation of the Moroccan forestry department (01/03/1913) and the enactment of the Forestry Code (1917), measures for the protection and restoration of the forests were initiated in 1918. The Moroccan and French cooperated to continue this work after independence in1956. The last decade of the 20th century was marked by the development of the National Forest Programme (Programme forestier national; PFN), which was implemented between 2000 and 2020.


Highlights:



  • The social and phased approach of the Forest Code and its implementation have helped preserve the Moroccan forest and is a testament to the engineers trained at the Nancy School of Forestry.

  • The foundations for sustainable forestry in Morocco were laid in the first half of the 20th century by engineers trained in Nancy.

  • Since 1956, the ties and symbiosis between the Moroccan and French communities of engineers trained in Nancy have contributed significantly to the consolidation of forest policies and regime, improving and adapting them to societal changes and needs.

Introduction

Le présent article, témoigne de notre attachement à l’École forestière de Nancy et de notre désir de participer à ce grand événement qu’est le bicentenaire de cette prestigieuse institution. Il met en relief le rôle joué par les ingénieurs français et marocains diplômés de cet établissement (que nous appellerons pour abréger les « Nancéiens ») dans la gestion, le développement et la conservation des forêts au Maroc.

À partir de l’indépendance du Maroc en 1956, les quatre ingénieurs de la première promotion marocaine 1956-19581 (« 130promotion » de l’ENEF, N.19582) et les 45 ingénieurs des promotions suivantes jusqu’en 1980 ont pris progressivement la relève de leurs collègues français à qui l’on doit la mise en place des bases d’une foresterie marocaine durable dans la première moitié du XXe siècle. Avec les Nancéiens français, devenus coopérants techniques, ils ont continué cette œuvre, en l’améliorant et en l’adaptant à l’évolution de la société marocaine et aux exigences socio-économiques et écologiques du pays.

L’article se propose de présenter et d’analyser la place et le rôle prééminents joués par les Nancéiens dans l’évolution de la foresterie marocaine, au cours des deux grandes périodes qui ont marqué cette évolution : avant et après l’indépendance du Maroc.

Rôle des Nancéiens dans la genèse et le développement de la foresterie marocaine (1912-1956)

Genèse du régime forestier marocain : de la nécessité d’un cadre légal et réglementaire approprié

Le service forestier, créé le 1er mars 1913, est mis en place de façon progressive jusqu’en 1939, année qui marque le parachèvement de l’organisation au niveau central et local. Il a hérité, au début du XXe siècle, d’un domaine forestier de près de 4 millions d’hectares dans un état de dégradation avancé qui a attiré l’attention des instances supérieures.

Dans ce contexte, le général Lyautey, alors « Résident général au Maroc » choisit, pour créer et développer le Service forestier, l’Inspecteur des Eaux et Forêts Paul Boudy (1874-1957) sorti de Nancy en 1897 (N.1897). Il en assurera la direction jusqu’en septembre 1940, devenant la « figure emblématique » du corps forestier marocain, unanimement apprécié de tous.

L’appui complet et la confiance de Lyautey lui étaient d’ailleurs acquis car l’œuvre de sauvetage et de restauration de la forêt marocaine s’avérait des plus ardues. Non seulement le général Lyautey voulait à tout prix assurer la permanence de la forêt existante (Boudy, 1953), mais il tenait à ce qu’elle s’étendît sur les immenses surfaces asylvatiques et arides du pays.

Dès 1917, la loi forestière (dahir3 du 10 octobre 1917 sur la conservation et l’exploitation des forêts) fut promulguée. Élaborée dans un souci de conservation et de développement des ressources forestières en tenant compte des besoins des populations, cette loi consacre la domanialité et l’inaliénabilité du domaine forestier. Elle instaure ainsi le régime forestier et confie la tutelle du domaine forestier ainsi que celle des autres biens soumis au régime forestier à l’Administration chargée des Eaux et Forêts.

La législation forestière a consacré les droits d’usage et les droits de jouissance. Ainsi, sur les espaces relevant du régime forestier général (forêts domaniales, forêts des collectivités, terrains collectifs reboisés ou à reboiser), les populations jouissent de divers droits d’usage qu’elles exercent dans les forêts domaniales en vertu de la tradition. Les droits d’usage reconnus sont : le ramassage du bois mort gisant, le prélèvement d’alfa, de broussailles et d’herbes, et, surtout, le droit au parcours. Ce dernier, qui comprend un faisceau de règles devant garantir à la fois l’accès aux ressources et la pérennité de ces dernières, est réglementé par un arrêté viziriel du 15 janvier 1921.

Parallèlement, a été entreprise la délimitation du domaine boisé qui, seule, pouvait permettre de limiter les défrichements ; en même temps, une réglementation bien adaptée aux usages locaux donnait au service forestier l’instrument juridique d’une gestion plus rationnelle. Cette législation a été complétée ultérieurement par tout un arsenal de textes réglementaires concernant : les exploitations, les défrichements, les incendies, l’usage du parcours et l’aménagement sylvo-pastoral, les nappes alfatières, l’arganier, le noyer, les parcs nationaux, le reboisement, la défense et restauration des sols (Anon., 1927).

En conclusion, la conception et l’application du Code forestier, à mettre au seul crédit du corps forestier (Guinier, 19584), sont prévues de façon graduelle, au gré de l’évolution de la situation politique des régions forestières concernées.

Mise en place et organisation du service forestier

Les débuts du corps forestier marocain s’avèrent fort modestes. Boudy choisit ses premiers cadres supérieurs soit parmi des collègues côtoyés précédemment (Félix Vogeli, N.1897 ; Jean-Jacques Martin, N.1902 ; Georges Lapie, N.1896), soit parmi des cadres déjà passés par le corps forestier algérien (Pierre-Gustave Ganne de Beaucoudrey, N.1903). Ces effectifs ne cessent ensuite d’augmenter pour atteindre en 1917, 8 cadres, 66 brigadiers ou gardes français, secondés par 86 gardes et « cavaliers » marocains.

Pour renforcer ses capacités techniques et financières, face à l’importance et la complexité de ses missions, l’administration forestière s’est dotée de trois instruments principaux : le Fonds national forestier5 (FNF), la Station de recherches et d’expérimentation forestières6 (SREF) à Rabat (premier directeur : André Métro, N.1930), et l’École royale forestière (ERF) à Salé (premier directeur : Roland Franclet, N.1934) créée en 1948 pour assurer la formation des préposés forestiers (agents techniques, chefs de triage et adjoints techniques chefs de district) (Anon., 1931).

Un nouveau programme d’action dans la durée

Dès 1918, les forestiers se penchent sur les problèmes les plus urgents à l’époque, en particulier :

  • Le sauvetage de la forêt de chêne-liège de la Maamora (130 000 ha), mutilée et dévastée par les charbonniers et les tanneurs des villes de Rabat et de Salé : Jean-Paul Challot (N.1926), Guy Varnier (N.1930), François Vick (N.1922), Louis Duplaquet (N.1923) ;
  • La réglementation des exploitations désordonnées de la cédraie : Bernard Huré (N.1928), Henri Millisher (N.1930), Raymond Dupuis (N.1931), Pierre-Guy Jounet (N.1939), Maurice Langevin (N.1930) ;
  • La fixation des dunes qui menacent les villes d’Essaouira et d’Agadir (Soulères, 1963 ; Sulzlée, 1963) ;
  • L’équipement des forêts ;
  • L’organisation des exploitations de bois et de liège ;
  • L’organisation et la réglementation du pâturage en forêt et la défense et restauration des sols (Challot, 1946) avec Henri-Charles Plateau (N.1932).

Les résultats déjà acquis en 1939 (Boudy, 1953) donnent la mesure du rôle et de l’action du corps forestier durant deux décennies.

Au cours de la période 1948-1956, la tâche du forestier se poursuit avec la même intensité qu’auparavant. La conservation et l’équipement des forêts s’accompagnent d’un programme de développement des ressources forestières structuré autour de cinq axes :

  • Aménagement et gestion des forêts naturelles : Bernard Huré, Henri Millisher, Roger Balleydier (N.1948), André Challot (N.1950), Jean-Claude Guérin (N.1955) ;
  • Reboisement ;
  • Défense et restauration des sols ;
  • Restauration des pâturages en forêt et sur terrains collectifs : Henri-Charles Plateau, Maurice Chapuis (N.1945), Yves Monnier (N.1946), Michel Perrot (N.1946), Guy Rovillain (N.1947), Jean-François Lacaze (N.1951), Gerard Soulères (N.1953) ;
  • Recherche : André Métro, Émile-Jean Claudot (N.1931), Jacques Marion (N.1943) et formation : Roland Franclet, Etienne Calas (N.1949).

L’encadré ci-après résume les acquis principaux de la politique forestière, à l’aube de l’indépendance du Maroc en mars 1956.

Acquis principaux de la politique forestière à l’aube de l’indépendance du Maroc en mars 1956.

  • Un domaine forestier délimité sur les trois quarts de sa surface (3,1 millions ha) ; et équipé avec plus de 350 maisons forestières, plus de 6 000 km de chemins forestiers carrossables et plus de 2 500 km de lignes téléphoniques ;
  • Une administration organisée et structurée au niveau central et répartie dans l’ensemble du territoire national, avec un corps forestier de qualité qui jouit d’une grande estime ;
  • La mise en place des premières unités de valorisation de la production forestière (scieries, bouchonneries, papeterie à base de bois d’eucalyptus, etc.) ;
  • Des instruments institutionnels, législatifs et réglementaires performants : Code forestier, École de formation du personnel de terrain, Fonds national forestier, Programme de reboisement sur 20 ans et Plan d’aménagement et de gestion des grands massifs forestiers de chêne-liège, de cèdre et d’arganier (Guérin, 1961, 1964 ; Puyo 2014) ;
  • Une masse importante de connaissances, en particulier : le traité encyclopédique de Paul Boudy (Boudy, 1948 ; 1951) avec la collaboration de tous les forestiers de l’Afrique du Nord, intitulé Économie forestière nord-africaine et son ouvrage de vulgarisation Le guide du forestier en Afrique du Nord (Boudy, 1952) ; et les publications de la SREF, notamment les Annales de la recherche forestière au Maroc basées sur plus de 140 unités expérimentales et une quarantaine d’arboreta répartis dans l’ensemble des bioclimats et des milieux marocains.

Ce bilan et cette base de connaissances ont constitué le référentiel de base national de la foresterie et des forestiers des décennies suivantes. Aussi est-il justifié de rendre hommage à tous ces anciens forestiers, bons serviteurs du Maroc et de la France, pour le travail qu’ils accomplirent jusqu’à l’indépendance.

Rôle des Nancéiens durant la deuxième moitié du XXe siècle : la transition dans la continuité

Consolidation du régime forestier (1956-1975)

Des Nancéiens français de l’administration forestière marocaine ont continué d’exercer leurs fonctions dans un nouveau cadre de coopération franco-marocaine, aussi bien dans les services centraux : Charles Grimaldi d’Estra (N.1927, directeur jusqu’en 1960), Jean-Paul Challot, Henri Millisher, Émile-Jean Claudot , Henri-Charles Plateau, Jacques Marion, Maurice Chapuis, Yves Monnier, Denis Destremau (N.1965), Jean-Paul Farthouat (N.1966) ; que dans les services de terrain : Guy Varnier, René-Maurice Daumas (N.1935), Pierre-Jean Chapuis (N.1945), Michel Perrot, André Challot, Jean-François Lacaze, Jean-Claude Guérin, Noël Decourt (N.1956), Jean-Daniel Spaak (N.1962) ; aux côtés de leurs collègues marocains : Abdeslam Berrada, Abdel El Kadiri, André El Krief, Mohamed Bennis, Mohamed Jirari (N.1960), Abderrahman Lahrichi (N.1960), Abderrahman Zaki (N.1961), M’hamed Tamri (N.1962), Mohamed Aguejdad (N.1964), Abdelhak Bennouna (N.1964), Ben Salem Nadim (N.1964), Mohamed Al Bouhali (N.1965), Abdelwahab Karmouni (N.1965), Ahmed Kassimi (N.1966).

Le lien et la symbiose établis entre les deux corps, marocain et français, de Nancéiens ont été exemplaires, contribuant ainsi à la consolidation de la politique et du régime forestiers, à la formation forestière et à l’encadrement des jeunes forestiers nouvellement formés, et aux projets de développement.

Fort de son autorité, de son expérience, de sa présence sur le terrain et de la qualité de son personnel marocain et coopérant, qui lui valent l’hommage de feu Sa Majesté le Roi Hassan II dans son ouvrage Le Défi (1976), le service forestier a joué un rôle de premier plan dans la réalisation de grands projets structurants destinés à mobiliser les ressources en eau (politique des barrages), et à moderniser l’agriculture. La lutte contre l’érosion pour la protection des bassins versants des barrages et des infrastructures, la conservation des sols pour l’agriculture, la promotion des arbres fruitiers, la plantation de haies de cactus inerme, la fixation des dunes maritimes dans des régions qui constituent actuellement des joyaux touristiques (Soulères, 1963), etc., sont autant d’actions conçues et mises en œuvre par les Nancéiens marocains et français cités plus haut.

Cette période est marquée par l’élaboration, en 1970, du « Plan national de reboisement » (PNR) (Anon., 1970) avec un objectif de 660 000 ha à l’horizon 2000 au rythme annuel de 22 000 ha. Le PNR est l’œuvre d’une équipe mixte de Nancéiens marocains et français sous la direction du conservateur André Métro, un grand forestier, qui a fait la plus grande partie de sa carrière au Maroc, et comprenant : Henri-Charles Plateau, André Brunetaud (N.1954), André Challot, René-Maurice Daumas, Yves Monnier, Denis Destremau, Roland Franclet ; et les ingénieurs marocains cités plus haut, ainsi que : Mohamed Boubia (N.1967), Mohamed Mezzour (N.1969), El Mehdi Lakhnati (N.1970), Omar Mhirit (N.1971).

Le PNR est accompagné par la publication du Guide pratique du reboiseur au Maroc (Métro et al., 1978), mis à la disposition des ingénieurs et des techniciens. Ce manuel définit les différents choix d’espèces et d’itinéraires techniques en fonction des milieux.

L’École nationale forestière d’Ingénieurs à Salé (ENFI) est créée en 1968, avec l’appui de la FAO et l’assistance de l’École forestière de Nancy en la personne de son directeur Joanny Guillard (N.1948), qui a largement contribué à l’élaboration des programmes de formation et au démarrage de l’établissement. André El Krief fut le premier directeur de cet établissement qui devait combler le déficit en ingénieurs face au développement des programmes et, aussi, au départ progressif des coopérants français.

Refondation pour une nouvelle gouvernance du secteur forestier (1975-2000)

Le dahir portant loi du 20/09/1976 : un tournant décisif de la gestion forestière

Cette période est marquée par un tournant décisif dans la politique et dans la gestion du patrimoine forestier, que traduit la promulgation du « Dahir portant loi du 20/09/1976 relatif à l’organisation de la participation des populations au développement de l’économie forestière ». Cette loi fait des collectivités locales un partenaire privilégié et lance les bases de la coordination et du renforcement de l’action concertée de l’État et des usagers dans le développement du patrimoine forestier, sa conservation et son extension. Les Nancéiens André El Krief, Abderrahman Zaki, André Challot, Abdelwahab Karmouni, M’hamed Tamri, Mohamed Boubia contribuèrent à l’élaboration de cette loi.

De ce fait, elle institutionnalise l’approche participative à travers des organes consultatifs (Conseil national des forêts – CNF – et Conseils provinciaux des forêts), l’octroi de pouvoirs de délibération aux conseils communaux en matière forestière et le versement au budget de la commune concernée des recettes provenant du domaine forestier de son territoire.

Le « Sommet de Rio » (CNUED7, 1992) : l’affirmation de la foresterie durable (gestion, conservation et exploitation écologiquement viable)

La dernière décennie du XXe siècle est marquée par l’affirmation de la gestion forestière durable au niveau mondial (Agenda 21 et « Principes forestiers » du « Sommet de la Terre », Rio de Janeiro 1992). Dans ce contexte, le Service forestier marocain, avec une assistance internationale, plus particulièrement de la Banque mondiale, de la FAO (Jean-Paul Lanly, N.1962 et le consultant Jean Gadant, N.1951) et de la France (Jean-François Lacaze et Joanny Guillard), a élaboré une série d’instruments d’appui à la planification stratégique du secteur (Anon., 1995 ; Anon., 1997). Il a aussi mis en œuvre une série de dispositions innovantes dans les montages institutionnels et financiers et en matière de partenariat avec les populations et les organisations non gouvernementales (ONG) au niveau de bassins versants, d’aires protégées, et de projets de développement intégré de zones forestières et péri-forestières.

L’ensemble de ces études, réflexions et expériences, est mis en cohérence et synthétisé pour l’élaboration du Programme forestier national (PFN) en conformité avec l’Agenda 21 de la CNUED (Anon., 1999). Le PFN (2000-2020) est élaboré avec l’appui de la FAO et de trois organismes publics français : l’Office national des forêts (ONF) avec Bernard Roman-Amat (N.1975), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), l’Institut de la recherche agronomique (INRA) avec Yves Birot (N.1964) et Michel Arbez (N.1963), et l’accompagnement d’un groupe d’ingénieurs forestiers marocains diplômés de Nancy : Abdelhak Bennouna, Abdelwahab Karmouni, Omar Mhirit, Hammou Jader (N.1973), Mohamed Benhiba (N.1974), Lahcen El Kabiri (N.1974), Mhamed Idrissi (N.1975), Ben Hammou Bouzemmouri (N.1976), et de l’ENFI pour la refonte des cursus de formation des ingénieurs forestiers de l’ENFI (Mhirit, 2001).

Le tableau 1 résume les objectifs stratégiques, les plans sous-jacents et les éléments de programme mis en œuvre entre 2000 et 2020 dans le cadre du PFN. Ce programme a permis l’émergence d’une vision forestière cohérente entre les différentes structures extérieures, avec une forte présence du corps forestier, la démultiplication des actions contractualisées sur le terrain et la mise en œuvre d’une communication mettant en valeur la coordination des acteurs et des usagers du domaine forestier.

Tableau 1 : Objectifs stratégiques, outils de planification et éléments du Programme forestier national

Conclusion

Les ingénieurs diplômés de l’École forestière de Nancy, n’ont cessé durant plus d’un siècle de développer des politiques et des programmes pour la gestion durable du domaine forestier et pour inverser la spirale de désertification et de dégradation des terres. À plusieurs reprises, ils ont insufflé à cette politique un nouvel élan pour l’adapter aux différents développements et mutations du pays et de la société.

Forts de cette expérience, ces Nancéiens ont pris des initiatives qui, à l’évidence, se sont imposées, que ce soit en matière de conservation de la nature, de gestion et de valorisation des ressources naturelles et de la biodiversité, et de développement des zones forestières et péri-forestières, comme en témoignent l’évolution et l’importance des programmes et des réalisations (Mhirit et al., 1999 ; Mhirit et Benchekroun, 2006 ; Lanly et Khaldi, 2019).

Les approches adoptées, le plus souvent pluridisciplinaires et participatives, s’inscrivent dans le cadre d’une vision à moyen et long terme traduisant l’élargissement du rôle du forestier, pour intégrer les nouvelles demandes faites aux écosystèmes forestiers liées tant à l’évolution des besoins de la société qu’à l’aggravation des conditions climatiques : lutte contre la désertification, conservation de la biodiversité, paysage et tourisme, accueil du public dans les forêts périurbaines, développement local.

Annexe 1 : Liste des ingénieurs diplômés avant 1980 de l’École forestière de Nancy

Sources :

  • Association Française des Eaux et Forêts – Annuaire 1979, Paris 1979, 87 p.
  • Amicale des Anciens Forestiers du Maroc – MÉMORIAL (Supplément au Bulletin 2006 de l’Amicale)
  • Archives de l’Administration des Eaux et Forêts, Rabat.

Français

/

Marocains

Année de sortie de

l’École

Prénom et NOM

Poste(s) d’affectation

Durée

Français

1896

Georges LAPIE

Service central (SC)

1897

Paul BOUDY

Premier Directeur de l’Administration forestière

1912-40

Félix-Henri-Louis VOGELI

Service central (SC)

1902

Jean-Jacques MARTIN

Service central (SC)

1903

Pierre-Gustave GANNE de BEAUCOUDREY

Service central (SC)

1911

Marcel-Charles-Henri LABAS

Service central (SC)

1916

Pierre HARLÉ

2ème Directeur de l’Administration

1940-45

1922

François VICK

Azrou, Rabat

1923-34

1923

Louis DUPLAQUET

Kénitra, Rabat

1923-28

1926

Jean-Paul CHALLOT

Khémisset, SC (SREF), Salé, Meknès, Casablanca, SC (Chef DRS, adj. Grimaldi) 4ème Dir. de l’Administration (1958-60)

1926-60

1927

Charles GRIMALDI D’ESDRA

Agadir, Taza, SC (adj. Boudy), Rabat, 3ème Directeur de l’Administration (1945-58), SG du Ministère de l’agriculture

1927-61

1928

Pierre BOULHOL

Oued Zem, Essaouira, Marrakech, SC, Rabat

1928-57

Bernard HURÉ

Khémisset, Oujda, Azrou, Meknès, Rabat, 1er aménagement de la cédraie de Sidi Mguild (1942)

1935-57

Georges MARCERON

Marrakech, Khémisset, Azrou,

Oued Zem, Salé, Rabat, Meknès

1929-56

1930

Maurice LANGEVIN

SC, Taza, Demnate, Agadir, Meknès, École Ifrane, Agadir

1930-57

André MÉTRO

Kénitra, Rabat, Taza, SC, SREF

1930-55

Henri MILLISCHER

Cabinet, Meknès, Conseiller technique

1954-73

Guy VARNIER

Essaouira, Oujda, SC, Khénifra, Casablanca, SC

1937-65

1931

("103ème")

Raymond DUPUIS

Taza, Khénifra, Kénitra, Marrakech

1931-57

Jean SOULOUMIAC

Meknès, Kénitra, Rabat, Fez,

École Ifrane, SC

1930-57

1931

("104ème")

Jean BOSSAVY

Oued Zem, Rabat, Beni Mellal

1933-45

Émile-Jean CLAUDOT

SC, Azrou, Fez-Oujda, SREF

1938-69

1932

Henri-Charles PLATEAU

Demnate, Essaouira, SC, Azrou, Marrakech, Fez, SC (DRS), Fez, SC (Chef du Service de la DRS)

1932-76

Jacques THIBAUDET

Marrakech, Khémisset, Oujda, SC

1932-46

1933

Henri LUCAS

Azrou, Itzer, Kénitra, Meknès, Marrakech

1934-39

François MANGIN d’OUINCE

Oued Zem, Beni Mellal, Khénifra, Taza, Casablanca, SC (Chef du

Service du personnel)

1934-56

1934

Roland FRANCLET

Meknès, Itzer, Agadir, Taza, École Ifrane, ENFI Salé (directeur)

1935-69

1935

René-Maurice DAUMAS

Kénitra, Meknès, Rabat, Casablanca

1938-72

1936

Georges BOULÈGUE

Salé, Demnate, Salé, Taza

1938-50

Français

/

Marocains

Année de sortie de

l’École

Prénom et NOM

Durée

Français

1939

Paul GOUJON

Salé, Khémisset, SC (Bureau du personnel), Casablanca, Taza, SC

1942-64

Guy JOUNET

Khénifra, Oued Zem, SC

1942-53

Pierre MICHON

Sefrou

1955-56

Jean MOSER

Rabat, Oujda

1941-50

1940

Pierre BOUDY

Khémisset, SC, École Ifrane, Azrou, SC

1941-59

Jean-Pierre CHESNEAU

Kénitra, Sefrou

1945-54

1943

Cyprien DEVEAUX

Beni Mellal, Khémisset, Rabat, Casablanca

1946-62

Jacques MARION

Salé, SRF

1946-56

1945

("116ème")

Maurice GRIVAZ

Khénifra

1948-50

Henri MARCHAND

Amizmiz, Marrakech

1945-56

Philippe PRUVOST

Fez, Demnate, Rabat, SC

1945-59

Charles SULZLEE

Tamanar, Essaouira, Casablanca

1945

("117ème")

Maurice CHAPUIS

SC, Khémisset, crée en 1956 le Service Chasse et Pêche

1946-73

Pierre-Jean CHAPUIS

Oujda

1955-63

1946

Yves MONNIER

Oued Zem, Essaouira, El Jadida,

SC (Service du reboisement)

1951-72

Michel PERROT

Ouezzane, Fez (arrondissement puis conservation, avec Taza et Oujda)

1947-65

1947

Bernard LESTRINGANT

Azrou, Itzer

1947-53

Guy ROVILLAIN

Taza, Tamanar, Essaouira

1952-57

Joseph TOUSSAINT

SC, Rabat, Taroudant, Khémisset, Casablanca

1947-57

1948

Jean ALLARD

Agadir, Salé, SC

1948-56

Roger BALLEYDIER

Tamanar, Demnate, Casablanca

1948-57

1949

Etienne CALAS

Rabat, Rommani, École Ifrane,

ENFI

1949-61

Joseph PAULY

SRF

1952-60

1950

Yves BÉTOLAUD

Tiznit, Rommani

1950-57

André CHALLOT

Fez, Taza, Ouezzane, Kénitra, SC

1950-81

1951

Maurice BONNEAU

Demnate, Beni Mellal

1952-56

Jean-François LACAZE

Agadir, Conseiller au Ministère de l’agriculture

1952-57

1952

Gérard BUCHER

Tamanar, Amizmiz

1953-56

Georges ILLY

Beni Mellal

1953-56

Jean PÉTIN

Azrou, Station de pisciculture

Jacques PFALZGRAF

Itzer, Rabat-Salé

1953-57

1953

Louis-Pierre CLAVERIE

Marrakech, Fez

1955-60

Gérard SOULÈRES

Taroudant, Agadir, SREF

1955-61

1954

André BRUNETAUD

Oujda, Taza, Itzer, Meknès

1955-73

Germain LEYNAUD

Tiznit, Beni Mellal

1954-60

1955

Jean-Marie GAVALDA

Marrakech

1958-63

Jean-Claude GUÉRIN

Rabat, SC Service administratif, Section aménagements)

1958-64

1956

Noël DECOURT

Fès, Casablanca

1959-63

Marocain

1958

Abdeslam BERRADA

Azrou, Meknès, Directeur de l’Administration, Ministre de l’Agriculture, PDG Usine de pâte à papier du Gharb

Français

/

Marocains

Année de sortie de

l’École

Prénom et NOM

Poste(s) d’affectation

Durée

Marocains

1958

Mohamed BENNIS

Romani, Tétouan, Fez,

DG "Contreplaqués du Maroc"

Abdel EL KADIRI

Casablanca, Directeur de l’Administration, FAO

André EL KRIEF

Rabat, SC, Directeur ENFI, UNESCO

Français

1959

Jean SOPENA

SC (Service juridique), ENFI (enseignant), Essaouira

1962-64

Marocains

1960

Mohamed JIRARI

Khémisset, Fez, Rabat, SC

Abderrahman LAHRICHI

Khénifra, Tétouan, Agadir,

Casablanca

1961

Abdeltif IMANI

Rabat, DG "Les huiles Lesieur"

Abderrahman ZAKI

Azrou, SREF, Directeur de l’Administration

1962

M’hamed TAMRI

Khénifra, Meknès, Marrakech, Directeur SREF

Français

Jean-Daniel SPAAK

Agadir, Marrakech

1965-70

Marocains

1964

Mohamed AGUEJDAD

Rabat, Tétouan, SC (Chasse et pêche), ENFI (Dr des études)

Abdelhaq BENNOUNA

Rabat, Oujda, Casablanca,

DG "Emballages du Maroc",

DG Bureau d’études "Agroconcept"

Ben Salem NADIM

Taza, Directeur de l’ERF Salé

1965

Mohamed AL BOUHALI

Fez, Tétouan

Abdelwahab KARMOUNI

Rabat, SC (Division Économie forestière), Directeur de l’Administration

Français

Denis DESTREMAU

Rabat, SREF

1969-78

1966

Jean-Paul FARTHOUAT

Sefrou, SC (Chasse et Pêche)

1968-77

Marocains

Ahmed KASSIMI

Beni Mellal, Tétouan, PNUD

1967

Mohamed BOUBIA

Tiznit, SC (Division des aménagements)

1969

Driss BEN BAHTANE

Alhoceima,

Sté de Dév. Agricole (SODEA), SC

1969

Mohamed MEZZOUR

Azrou, Meknès, DG Usine de pâte à papier du Gharb

1970

El Mehdi LAKHNATI

Khénifra, Beni Mellal, Oujda, SC

1971

Omar MHIRIT

ENFI (enseignant), Directeur SREF, SC (Directeur du développement forestier), Directeur ENFI

Mohamed EL HAIMER

Marrakech, Settat (directeur provincial de l’agriculture), Casablanca

Lahcen LAALAM

Taza, Al Hoceima (directeur provincial de l’agriculture),

SC (Directeur affaires foncières)

1972

Jilali HASSOUN

Taza, SC, Ministère de l’Agriculture

Lahoucine HISSEM

Azrou, Meknès, Agadir,

SC (division du reboisement), conseiller à la primature

1973

Touimi BENJELLOUN

Oujda, SC

Mohamed BOUGRINE

Khénifra, Agadir

Hammou JADER

Taza, ….Rabat, Marrakech, Settat, Agadir, SC (Directeur développement forestier), Secrétaire Général HCEFLD

Français

/

Marocain

Année de sortie de

l’École

Prénom et NOM

Poste(s) d’affectation

Durée

Marocains

1974

Youssef ALAOUI ABDELMALECK

ENFI (enseignant), SC (Chasse et pêche)

Mohamed BENHIBA

Kenitra, Marrakech (Directeur provincial de l’agriculture)

Ahmed EL AASRI

Larache, Tétouan (Directeur provincial de l’agriculture), SC

Lahcen EL KABIRI

Al-Hoceima, SC (Chasse et pêche)

Mohamed EL SEDDIQI

Oujda, ENFI

El Ayachi GHAZI

Fez, Azrou, Meknès

Jamaâ UMLIL

Khouribga, Beni Mellal

1975

Lahcen ACHEMLAL

Français

Bernard ROMAN-AMAT

ENFI (Chargé de cours)

1975-77

Marocains

Said BENJELLOUN 

Casablanca, SC (Chasse et pêche)

M’hamed IDRISSI

Khénifra, Oujda, Kénitra, SC

Mohamed HASSANI

Oujda, Kénitra, SREF

Mohamed RAJAD

Azrou (Station de pisciculture), SC

1976

Ben Hammou BOUZEMOURI

Itzer, Taza, Kénitra, SC (Directeur du développement forestier)

Mohamed ERRAFIA

Larache, SC

1977

Chakib BEN SOUDA

Rabat

1977

Azami IDRISSI

Kénitra, Directeur de la cellulose du Gharb

1978

Ali OUTINI

Chefchaouen, Tétouan

1979

Mohamed BEL HADJ

Khouribga, Beni Mellal

Au total, ce sont ainsi 117 « Nancéiens » – 45 Marocains et 72 Français –, diplômés de l’École avant 1980, qui ont servi le développement et la conservation des forêts du Maroc au sein de l’Administration forestière.

Notes

  • 1. Celle de Mohamed Bennis, Abdeslam Berrada, Abdel El Kadiri et André El Krief.
  • 2. Année de sortie de la promotion d’ingénieurs, précédée de « N » pour Nancy.
  • 3. Le dahir est une décision émanant du Sultan du Maroc, souvent judiciaire ou législative, que l’on peut souvent assimiler à un décret.
  • 4. Philibert Guinier, qui fut directeur de l’École forestière de Nancy de 1921 à 1941, précise dans la nécrologie qu’il consacre à Paul Boudy : « Boudy a conçu un statut forestier tout imprégné de préoccupations sociales et a appliqué une politique forestière profondément humaine ».
  • 5. Dahir du 12 septembre 1949.
  • 6. Arrêté viziriel du 3 Rabia II 1368 (2 février 1949).
  • 7. Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement

Références

  • Anon. (1927). Les Forêts du Maroc. Direction des Eaux et Forêts du Maroc. Journal d’agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, 73, pp. 588-592
  • Anon. (1931). L’œuvre du service forestier au Maroc 1913-1931. Direction des Eaux et Forêts. Paris : Exposition coloniale internationale. 41 p.
  • Anon. (1970). Plan national de reboisement (PNR). Rabat : Administration des Eaux et Forêts et de la conservation des sols. 64 p.
  • Anon. (1995a). Étude Nationale sur les Aires Protégées. Rapport de synthèse et définition d’une stratégie pour la mise en œuvre. Rabat : Administration des Eaux et Forêts et de la Conservation des Sols. 110 p.
  • Anon. (1995b). Plan National d’Aménagement des Bassins Versants. Rapport de synthèse. Rabat : Administration des Eaux et Forêts et de la Conservation des Sols. 58 p.
  • Anon. (1999). Programme Forestier National (Vol. I à IV). Rabat : Ministère Chargé des Eaux et Forêts.
  • Boudy, P. (1948). Économie forestière Nord–africaine. Tome I : Milieu physique et humain. Paris : Larose. 688 p.
  • Boudy, P. (1951a). Économie forestière Nord–africaine. Tome II : Monographie et traitement des essences forestières. Paris : Larose, 878 p.
  • Boudy, P. (1951b). Économie forestière Nord–africaine. Tome III : Description forestière du Maroc. Rabat : F. Moncho. 250 p.
  • Boudy, P. (1952). Guide du forestier en Afrique du Nord. Paris : La Maison Rustique. 505 p.
  • Boudy, P. (1953). La résurrection de la forêt marocaine. Le rôle du Maréchal Lyautey. Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée Année 1953. pp. 371-372.
  • Challot, J.-P. (1946). L’homme et la forêt marocaine. Revue des Eaux et Forêts, mai 1946. pp. 233-261.
  • Guérin, J.-C. (1961). L’aménagement 1951-1954 et l’avenir du chêne-liège en Mamora, Revue Forestière Française, juin 1961. pp. 424-438. DOI : https://dx.doi.org/10.4267/2042/24384
  • Guérin, J.-C. (1964). La mise en valeur et l’aménagement des suberaies marocaines. Revue Forestière Française, n°1, 1964. pp. 4-32. URL : https://hal.science/REVUE-FORESTIERE-FRANCAISE/hal-03390136v1
  • Guinier, P. (1958). Nécrologie de Paul Boudy, Revue forestière française, n° 3, 1958. pp. 219-222.
  • Lanly, J.-P. et Khaldi, A. (2019). Vivre et travailler en forêt au Maghreb. Regards croisés. Paris : L’Harmattan. 473 p.
  • Métro, A. et al., (1978). Guide pratique du reboiseur au Maroc. Ensemble des concepts techniques et économiques à mettre en application dans la planification et l'exécution des reboisements au Maroc. Rabat : Direction des eaux et forêts et de la conservation des sols. 375 p.
  • Mhirit, O. (2001). Élaboration et révision des cursus de formation forestière dans les pays en développement. Afrique (Cas du Royaume du Maroc). In Forestry Curriculum Development and Revision. Rome : FAO. pp. 1-6.
  • Mhirit, O. et al., (1999). Le Grand Livre de la forêt marocaine. Bruxelles : Mardaga. 280 p.
  • Mhirit, O. et Benchekroun, F. (2006). Les écosystèmes forestiers marocains : situation, enjeux et perspectives pour 2025. Rapport sur le Développement Humain au Maroc. Rabat. URL : www.rdh50.ma.
  • Puyo, J.-Y. (2007). Lyautey et la politique forestière du Protectorat marocain : des influences leplaysiennes « tardives », in Frédéric Le Play – parcours, audience, héritage. Paris : ParisTech. 325 p. (pp. 239-262).
  • Puyo, J.-Y. (2014). Les suberaies marocaines sous le protectorat français au Maroc (1912-1956), Forêt méditerranéenne, t. XXXV, n°1.
  • Soulères, G. (1963). Protection contre le sable par palplanches. Revue Forestière Française, 15(5). pp. 401-418. DOI : https://dx.doi.org/10.4267/2042/24551
  • Sulzlée, C. (1963). Les dunes d’Essaouira. Revue Forestière Française, 15(5), pp. 387-400. DOI : https://dx.doi.org/10.4267/2042/27968

Auteurs


Omar Mhirit

mhiritomar@gmail.com

Affiliation : . Professeur de sylviculture à l’École nationale forestière d’ingénieurs (Salé, Maroc).

Pays : Morocco


Jean-Paul Lanly

Affiliation : . Président d’honneur, Association des Forestiers Tropicaux et d’Afrique du Nord (AFT).

Pays : France

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Citations