En résumé

Grand gibier : un accord national conclu entre la FNC et l’ONF pour les forêts domaniales

La Fédération nationale des chasseurs (FNC) et l’Office national des forêts (ONF) ont conclu un accord global national relatif à la gestion des grands ongulés dans les forêts domaniales afin de favoriser l’équilibre forêt-gibier. Il s’inscrit dans la continuité des accords signés au Salon international de l’agriculture, le 1er mars 2023, entre la FNC, les représentants des agriculteurs et l’État visant à réduire les dégâts de grand gibier qui pénalisent les forestiers et les agriculteurs.

Des actions ciblées pour rétablir l’équilibre dans les zones à fort enjeu de renouvellement forestier

L’accord matérialise la volonté d’actions communes notamment par la mise en œuvre de dispositifs tests pour les zones à fort enjeu pour le renouvellement forestier. Ces dispositifs se fondent sur un principe « gagnant-gagnant » : une baisse de la population de grand gibier par une augmentation des prélèvements contre une baisse des prix de loyers de chasse ou le versement de bonus importants.

Ainsi, dans les zones en déséquilibre forêt-gibier, l’ONF s’engage à « promouvoir une réduction significative des loyers pour les locataires de baux domaniaux et les Fédérations s’engageant à favoriser une augmentation des prélèvements » dans le cadre des plans de chasse. Ce bonus « plan de chasse » est accordé sous certaines conditions.

Dans les lots ayant déjà atteint l’équilibre et financés par des fonds publics, l’accord prévoit de « récompenser les comportements qui permettent le renouvellement par plantation sans protections ». Ce bonus « hectares renouvelés par plantations sans protections » est accordé aux locataires volontaires des lots sous conditions et différentes modalités.

Dans les zones où ces actions sont mises en œuvre, l’ONF s’engage à favoriser des mesures sylvicoles et des aménagements d’espaces naturels attenants afin d’améliorer la capacité d’accueil du milieu (entretien des bords de routes et des sommières, maintien d’un sous-bois appétant, conservation de feuillus naturels, gestion des lisières en privilégiant les lisières étagées, maintien de chablis de résineux ou de houppiers d’arbres abattus…).

L’agrainage dissuasif, un levier pour faire baisser les dégâts agricoles et forestiers

La FNC et l’ONF conviennent également d’utiliser l’agrainage comme un levier contribuant à faire baisser les dégâts agricoles et forestiers et à faciliter les prélèvements. Dans ce cadre, il sera possible de déployer un agrainage dissuasif dans les forêts domaniales conformément au décret du 28 décembre 2023 lorsque cela est demandé par les locataires en appliquant strictement les règles des schémas départementaux de gestion cynégétique (SDGC). L’agrainage pourra être mis en œuvre à travers « la mise en place d’une convention fédérale cynégétique tripartite (FDC-ONF-locataire) responsabilisant chacun des acteurs » précise l’accord.

Une attention partagée, portée à la régulation des populations de chevreuil

Par ailleurs, l’accord prévoit de favoriser le prélèvement des chevreuils de manière adaptée notamment par le tir d’été, en raison de son impact en cas de surpopulation qui s’avère préjudiciable au renouvellement forestier.

D’une manière plus générale, la FNC et l’ONF sont favorables à la diversification des modes de chasse et s’engagent à promouvoir la valorisation des produits de la chasse par l’accompagnement à la création de filières venaison sur le territoire.

Source : communiqué de presse de l’ONF du 22 avril 2024

Lu dans Forestopic

• Des réactions mi-figue mi-raisin au rapport de la Cour des comptes sur la forêt

Dans son rapport 2024, la Cour des comptes consacre un chapitre à la politique forestière face au changement climatique. Si les constats sont partagés, les recommandations font débat pour certaines.

Dans son rapport annuel de 2024, la Cour des comptes émet cinq recommandations pour la forêt :

– inciter les communes forestières à mettre en place des budgets annexes pour mieux piloter leurs activités et investissements sylvicoles ;

– « faciliter le regroupement des forêts communales via la création de structures intercommunales dédiées et le recours aux chartes forestières pour y associer la forêt privée » ;

– intégrer l’enjeu de l’adaptation climatique dans les documents de gestion forestière, jugés « obsolètes » par la Cour, qui préconise un suivi régulier de l’état des forêts et des moyens humains pour l’accompagnement de terrain ;

– « confier aux établissements publics nationaux la direction et l’organisation de la régulation des populations de cervidés sur les territoires marqués par un important déséquilibre » ;

– dans les départements nouvellement à risque, combler le retard en matière de prévention et de lutte contre les feux de forêt.

Une « reconnaissance » des aides au renouvellement forestier

La Cour des comptes pointe des « difficultés de mise en œuvre » du plan gouvernemental de renouvellement forestier. Qu’il s’agisse de la sécheresse et de la canicule de 2022, de la disponibilité des plants ou de « l’éparpillement des propriétaires ». Plus récemment, les intempéries de fin 2023 et début 2024 ont freiné les opérations de reboisement. Ainsi, les tenants de la forêt privée demandent, par ailleurs, un report de l’échéance du plan « France Relance », afin de pouvoir réaliser les travaux jusqu’en mars 2025, au lieu de fin 2024. Quant au plan de renouvellement forestier en lui-même, « il est nécessaire que le futur dispositif “planter un milliard d’arbres en 10 ans” poursuive l’objectif engagé par France 2030 d’une meilleure orientation des crédits vers l’adaptation des forêts au changement climatique en ciblant ces derniers sur les peuplements dépéris ou inadaptés », selon les magistrats. À brève échéance, le gouvernement a prévu d’augmenter les soutiens aux forêts sinistrées. Olivier Rousset, directeur général adjoint de l’Office national des forêts (ONF), se félicite de cette prise en compte des forêts : « La Cour des comptes reconnaît qu’il faut aider l’investissement forestier et le renouvellement des forêts. »

Dans les communes, « des choix politiques »

Dans les communes forestières, l’option du budget annexe s’avère « une excellente chose », aux yeux de Philippe Canot, président de la Fédération des communes forestières (FNCOFOR), bien qu’elle puisse se montrer « compliquée administrativement ». Selon l’élu local, « le budget annexe procure une photographie de ce qu’il s’est passé en forêt sur le plan financier et il peut être communiqué à la population ». Et, si les voix s’accordent sur la nécessité de regrouper la gestion des forêts, des divergences ressortent sur les façons d’y parvenir. Pour les communes forestières, Philippe Canot explique : « Je suis réservé quant à l’idée d’associer les forêts privées. Dans les communes, les coupes de bois ou les investissements relèvent de choix politiques. Et, quand une collectivité pratique l’affouage, le propriétaire privé n’a pas nécessairement envie de faire de même et de donner ses bois. ». En forêt privée, la fédération de propriétaires Fransylva voit d’un bon œil les chartes forestières. « Le principe ressemble à celui des plans simples de gestion (PSG) concertés, plusieurs propriétaires travaillent à une gestion regroupée et cohérente », d’après Laurent de Bertier, directeur général de Fransylva.

Des documents de gestion des forêts à revoir

Pour ce qui est des documents de gestion durable des forêts, l’ONF travaille à l’expérimentation, en forêts domaniales et communales, d’un remodelage de la planification forestière, en vue de mieux intégrer les enjeux du changement climatique. Olivier Rousset détaille : « Les plans d’aménagement se déroulent sur 20 ans, alors que les évolutions sont plus rapides. Nous avons besoin de modalités plus souples, pour être plus réactifs. » En forêt privée, de tels ajustements paraissent superflus, à en croire Laurent de Bertier : « Les documents de gestion servent à réfléchir sur le long terme. Le changement climatique est déjà intégré dans des avenants, ou bien lors du renouvellement de ces documents. De plus, en accompagnement, les schémas régionaux de gestion sylvicole (SRGS), en cours de refonte, abordent le changement climatique. Et nous disposons d’outils comme BioClimSol pour nous projeter dans le temps. »

Des acteurs à mobiliser pour l’équilibre forêt-faune ?

L’équilibre reste à trouver entre la forêt et la grande faune (ongulés). La Cour des comptes estime nécessaire un diagnostic des dommages causés par le gibier. À ce titre, la plateforme nationale forêt-gibier, lancée en 2021, fait référence, aux yeux de Laurent de Bertier. Cependant, elle reste encore « très peu renseignée », observent les magistrats. Pour autant, dans sa réponse au rapport, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, tranche : « Une mobilisation plus large des agents publics de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de l’ONF ne fait pas partie des orientations que je retiens. » De plus, l’OFB rappelle que « les Assises de la forêt et du bois de mars 2022 ont notamment conclu à l’installation d’un comité technique national de l’équilibre forêt-gibier ».

Et, face au risque des feux de forêt, une proposition, en réaction, vient de La Belle Forêt, jeune entreprise cofondée par Philippe Gourmain, ex-président d’Experts forestiers de France, et spécialisée dans les crédits carbone. Il s’agirait ainsi d’imposer aux propriétaires, dans les zones à risque, d’adhérer à une structure collective de prévention des incendies.

Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 26 avril 2024

• Comment la gestion des forêts et le bois de chêne ont fortifié la restauration de Notre-Dame de Paris

Alors que la reconstruction de la structure bois de la cathédrale est presque terminée, le monument historique reçoit la certification PEFC visant à attester de l’origine durable du chêne utilisé.

La cathédrale Notre-Dame de Paris est désormais estampée « PEFC ». Cette certification de gestion durable des forêts vient d’être attribuée, en avril 2024, à Rebâtir Notre-Dame de Paris, établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale, suite à l’incendie de 2019.

Il s’agit d’une certification de projet, englobant la gestion forestière et la chaîne de contrôle, de la forêt à l’ouvrage, au bâtiment fini. Le label vise à attester de l’origine durable et de la traçabilité des bois de chêne massif utilisés pour reconstruire, à l’identique, le transept, le chœur, la nef et la flèche du monument historique. Dans le cadre de cette certification, l’institut FCBA a audité la chaîne de contrôle.

Une opération hautement symbolique pour PEFC France. Sa présidente, Christine de Neuville, y voit « un signe d’exemplarité envoyé à la commande publique ».

« Les arbres ont été traités avec le plus grand respect »

Les bois de chênes utilisés proviennent de 2 400 arbres, offerts par des propriétaires forestiers publics et privés. Ce contingent se répartit entre 1 200 grumes pour reconstituer la flèche et le transept, tels que conçus par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle, et 1 200 grumes pour relever la charpente médiévale (nef et chœur).

La mode de gestion de la forêt s’avère décisif, aux yeux de Rémi Fromont, architecte en chef des monuments historiques, maître d’œuvre : « Les arbres ont été élevés, prélevés, traités, mis en œuvre, avec le plus grand respect. Sans ces bois de qualité, nous n’aurions pas pu restaurer Notre-Dame. En effet, nous nous sommes rendus compte, en étudiant la charpente, que la qualité des bois, ainsi que la conception technique, ont fait que la cathédrale a aussi bien tenu dans le temps. »

En regard, la sylviculture régulière de chêne a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de la France.

De plus, le chantier de Notre-Dame de Paris a mobilisé des bois de qualité merrain (classe de résistance « D30 »), précise Rémi Fromont. La charpente Viollet-Leduc est moisée et boulonnée, tandis que celle médiévale se constitue à 100 % de bois, y compris les chevilles.

Vigilance redoublée pour la sécurité incendie

La charpente est à présent terminée, à l’exception des noues du pied de la flèche (jonction entre deux pans de couverture). La reconstitution de la couverture en plomb est en cours. Si le choix du métal gris a pu susciter des inquiétudes environnementales, il recèle des avantages, assure Rémi Fromont : « Le plomb est robuste, durable dans le temps, il s’entretient facilement, et ses propriétés ductiles s’adaptent aux formes complexes. »

Pour l’architecte, la maîtrise des risques liés au plomb s’impose à l’égard des travailleurs et du risque incendie, sachant qu’il est prévu, par ailleurs, de traiter les eaux pluviales durant la vie du monument. Au sein de la cathédrale restaurée, la prévention incendie comporte une double détection (de température et de fumée), un système dit passif, des éléments coupe-feu, ainsi qu’un dispositif de brumisation.

La réouverture au public de Notre-Dame de Paris est annoncée pour le 8 décembre 2024.

Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 24 avril 2024

• Renouvellement forestier : l’ONF rempile avec 70 millions d’euros, après avoir ravivé plus de dix mille hectares

Pour l’Office national des forêts (ONF), s’ouvre le troisième épisode du programme de renouvellement forestier soutenu par le gouvernement. Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, et la directrice générale de l’établissement public, Valérie Metrich-Hecquet, ont signé une nouvelle convention, le 1er mars 2024, au Salon de l’agriculture, à Paris. Le dispositif porte sur 7 000 hectares de forêts à régénérer, avec, à la clé, 70 millions d’euros de subventions de l’État.

Cette étape succède à deux autres conventions. La première, dans le cadre du programme « France Relance », a concerné 10 400 hectares, pour 60 millions d’euros d’aides (dont une première tranche de 30 millions d’euros). La deuxième, signée le 16 juin 2023 dans le cadre de « France 2030 », couvre 5 000 hectares, pour 40 millions d’euros. La troisième est censée entrer dans un « fonds pérenne », déjà évoqué par Marc Fesneau.

Olivier Rousset, directeur général adjoint de l’ONF, précise : « À chaque fois, nous disposons de cinq ans pour mettre en œuvre les engagements. »

La plantation en plein pour les seules forêts sinistrées

Dans les grandes lignes, le nouveau cahier des charges s’avère inchangé, par rapport à la convention « France 2030 ». Sont ainsi concernées les forêts sinistrées, ayant subi des dégâts biotiques (scolytes…) ou abiotiques (sécheresse, grêle, tempête, incendie), ainsi que celles considérées comme vulnérables au changement climatique ou d’exploitation difficile (forêts de montagne…). Les peuplements forestiers dits pauvres, soutenus dans les autres types de propriétés forestières, sont ici exclus.

Les itinéraires sylvicoles comprennent la plantation sur toute la parcelle (en plein) ou par petites touches (enrichissement).

Une nouveauté, introduite avec le programme « France 2030 », intègre, dans les financements de l’État, la régénération naturelle accompagnée (donc sans plantation). Il s’agit de travaux sylvicoles (dégagements) pour favoriser telle ou telle essence déjà présente sur place et jugée résistante face au changement climatique. Les surfaces prises en compte comprennent alors uniquement les portions de parcelle nécessitant une intervention.

Du côté de la diversification des essences, l’ONF applique des seuils renforcés depuis 2023. Ils s’avèrent plus exigeants qu’en forêts privées ou communales. Dans les plantations en plein, les objectifs varient selon la taille des parcelles forestières concernées. Entre 4 et 10 hectares d’un seul tenant, l’essence principale n’occupe pas plus de 80 % de la surface et au moins deux essences sont présentes. Au-delà de 10 hectares, l’essence principale couvre, au maximum, 70 % de la surface et un minimum de trois essences sont représentées.

84 essences d’arbres

L’Office comptabilise 10 400 hectares renouvelés, correspondant au total de la convention « France Relance ». Le tout avec 84 essences d’arbres mobilisées, dont 26 % pour la plus utilisée, soit le chêne sessile. Les modes de gestion se répartissent entre plantation en plein (26 %), enrichissement par placeaux (37 %) et enrichissement diffus (37 %).

Dans quelle mesure les plants forestiers ont-ils survécu ? L’ONF affiche des taux de reprise moyens de 90 % en 2021, 79 % en 2022 et 89 % en 2023.

En effet, 2022 fut une année noire en France, où 38 % des plantations ont connu un taux de reprise inférieur à 80 %, du fait de jeunes arbres malades ou morts, toutes forêts confondues.

À présent, l’ONF démarre la plantation correspondant à la convention « France 2030 », en vue de la terminer début 2025.

Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 19 avril 2024

• Près d’un département français sur deux visé par le risque d’incendie de forêt, selon un arrêté

Suite à la loi de 2023 sur les feux de forêt, intervient un classement national des massifs forestiers, en fonction du risque incendie. Avec des mesures à prendre, au niveau territorial, par les services de l’État, comme par les propriétaires forestiers.

Pas moins de 43 départements de France métropolitaine sont concernés par le risque incendie, d’après un arrêté du 6 février 2024.

Le texte réglementaire liste 25 départements, où les bois et forêts sont « particulièrement exposés au risque d’incendie », sur tout ou partie de leur territoire. De plus, dans 18 départements, se trouvent des massifs forestiers exposés au risque (« classés à risque d’incendie »), selon le même texte.

L’arrêté fait suite à la loi sur le risque des feux de forêt, parue en 2023 et qui renforce les politiques publiques en la matière.

Le risque de feux de forêt dans huit régions

Les départements particulièrement exposés (article L133-1 du Code forestier, modifié par la loi de 2023) occupent le tiers sud de l’Hexagone, de la Nouvelle-Aquitaine, y compris le massif des Landes de Gascogne, à l’ouest, jusqu’à la Corse à l’est, à l’exception d’une partie de l’Occitanie où se trouvent toutefois des forêts classées à risque.

Les territoires classés à risque (article L132-1) englobent le massif de la Sologne (Cher, Loir-et-Cher, Loiret), comme la forêt de Chaux (Jura). De plus, dans cette catégorie, entrent des forêts situées sur des communes de Savoie, d’Indre-et-Loire, de Charente-Maritime, du Morbihan ou encore de la Vienne.

Au total, huit régions sont couvertes par l’un ou l’autre de ce type d’exposition au risque incendie, ou par les deux. Il s’agit des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Centre-Val de Loire, Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que la Corse.

L’arrêté apporte des précisions sur les massifs qui entrent ou non en considération, en fonction de leur surface, de leur altitude, de la proximité d’une zone urbanisée ou encore d’un classement effectué par ailleurs (atlas départemental du risque incendie).

Des mesures introduites par la loi de 2023

La loi de 2023 sur les feux de forêts prévoit qu’un arrêté interministériel prononce l’intensité de l’exposition des forêts au risque. Cela apporte une approche nationale là où, auparavant, la démarche s’avérait plus déconcentrée.

Pour les forêts « particulièrement exposées », les propriétaires ont à se constituer en association syndicale libre pour l’exécution des travaux de défense contre les incendies (DFCI) ; sinon, les services de l’État peuvent prendre la main (article L133-1-1). La loi de 2023 introduit une mutualisation des dessertes forestières et des pistes de DFCI (article L153-9).

Et chaque massif forestier « à risque d’incendie » doit faire l’objet d’un plan de protection des forêts contre les incendies.

Carte de sensibilité au danger de feux de forêt

Ce zonage correspond presque à celui proposé par une mission d’inspection, fin 2023, dans l’optique de la stratégie nationale que doit bâtir la France.

Il peut être mis en regard avec la « carte de sensibilité au danger prévisible de feux de forêt et de végétation », réalisée, en juillet 2023, par le ministère de la Transition écologique, là aussi en application de la loi de 2023. « Cette carte est représentative d’une saison de feux en situation actuelle et de court terme. Elle ne projette donc pas les évolutions prévisibles de la sensibilité aux feux qui seront causées par le changement climatique à des horizons plus lointains (par exemple 2030 ou 2050) », relève le ministère.

La carte de sensibilité, révisée tous les 5 ans, sert, par ailleurs, à établir « la liste des communes exposées à un danger élevé ou très élevé de feux de forêt et de végétation » (article L567-1 du Code de l’environnement).

Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 20 mars 2024

Pour suivre les sujets d’actualité sur la forêt et la filière bois, vous pouvez consulter le site Forestopic : https://forestopic.com

Bois et forêts des tropiques

Le numéro 359 (1er trimestre 2024) de Bois et forêts des tropiques est paru.

Les articles de la revue sont consultables gratuitement sur le site internet : http://revues.cirad.fr/index.php/bft

La revue propose une impression à la demande des nouveaux numéros publiés.

L’abonnement annuel à la version papier (4 numéros) est disponible au prix de 300 euros TTC pour la France, 300 euros HT pour les autres pays de l’Union européenne, 350 euros HT pour les pays hors Union européenne.

Pour les abonnements et commandes de numéros, s’adresser à : Cirad — Bois et Forêts des Tropiques — Campus international de Baillarguet — TA C-DIR/B — F-34398 MONTPELLIER CEDEX 5. Tél. : 04 67 59 37 81. Mél. : bft@cirad.fr

Bulletin trimestriel de la Société forestière de Franche-Comté

La Société forestière de Franche-Comté et des Provinces de l’Est a publié le numéro 511 (mars 2024) de son bulletin trimestriel.

Les numéros sont disponibles au prix de 15 euros hors abonnement. La cotisation pour 2024 est à 64 euros pour la France et l’Union européenne, à 64 euros pour l’outre-mer et les autres pays et à 32 euros (tarif réduit) pour les moins de 30 ans.

Société forestière de Franche-Comté et des Provinces de l’Est – Maison de la Forêt et du Bois – 20 rue François Villon – F-25041 BESANÇON CEDEX. Tél. : 06 84 12 90 26. Mél. : charlesallegrini@orange.fr. Site internet : https://www.sffc.fr/

Forêt et Innovation

La revue Forêt et Innovation a publié son numéro 2024/6. Le dossier du numéro est intitulé : « Du matériel innovant pour l’entretien sylvicole ». Ce dossier, composé de 11 articles, est coordonné par Christophe Vidal.

Le dossier du numéro 2023/7 est consacré à « L’avenir des chênaies à l’étude dans l’Allier ». Il est composé de 8 articles et est coordonné par François d’Alteroche, Jean-Baptiste Reboul et Adrien Bazin.

Les numéros sont disponibles au prix de 9,50 euros l’unité (+ 3 euros de frais d’envoi). L’abonnement annuel 2024 (pour 6 numéros) pour la version papier est au prix de 50 euros pour la France et 63 euros pour l’étranger. L’abonnement en version numérique est au prix de 39 euros (1 an + 2 ans d’archives).

Forêt et Innovation — CNPF – IDF — 47 rue de Chaillot — F-75116 PARIS. Tél. : 01 47 20 68 15. Mél. : idf-librairie@cnpf.fr. Site internet : https://www.foretpriveefrancaise.com

Forêt méditerranéenne

Le numéro 1 (mars 2024) de la revue Forêt méditerranéenne est intitulé « Forêt, sol et eau, des alliés naturels ». Il s’agit du second numéro de la revue consacré à ce thème. Il comprend les actes du séminaire organisé par l’association les 24 et 25 avril 2023 à l’Hôtel du Département des Bouches-du-Rhône : « Les chemins de l’eau et le changement climatique, outils et gestion adaptative des forêts méditerranéennes ». Il fait suite au premier numéro de la revue sur ce thème, paru en décembre 2022, et qui traitait quant à lui de la politique de l’eau et de sa gestion en forêt.

Le prix de l’abonnement (version papier) est de 50 euros (pour 4 numéros). Le prix de ce numéro est de 20 euros.

Les articles de la revue Forêt méditerranéenne sont accessibles sur le site internet : http://www.foret-mediterraneenne.org dans la rubrique « Notre bibliothèque ».

Pour tout renseignement, commande et abonnement, s’adresser à : Forêt méditerranéenne — 14 rue Louis Astouin — F-13002 MARSEILLE. Tél. : 04 91 56 06 91. Mél. : contact@foret-mediterraneenne.org. Site internet : https://www.foret-mediterraneenne.org/fr/

La forêt privée

Le numéro 396 (mars-avril 2024) de La forêt privée est paru. La rubrique « Portrait forestier » est consacrée à l’évocation de la mémoire de Michel Lagarde, ancien professeur de législation forestière à l’ENGREF, disparu à l’âge de 66 ans le 18 janvier 2024.

Les numéros sont disponibles au prix de 11 euros hors abonnement. Le prix de l’abonnement (6 numéros) est de 63 euros pour la France et 75,60 euros pour l’Union européenne, la Suisse, l’outre-mer et les autres pays.

Pour les abonnements et commandes de numéros, s’adresser à : « La Forêt privée », chez ATC – 23 rue Dupont des Loges – F-57000 METZ. Tél. : 03 87 52 96 94. Mél. : abonnement@leboisinternational.com. Site internet : https://www.leboisinternational.com/

Forêts de France

La revue Forêts de France, revue publiée sous l’égide de Fransylva, Forestiers privés de France, consacre ses dossiers à :

— « Biodiversité. L’âme de la forêt » (no 671, mars 2024), dossier réalisé par Violaine Grimpel ;

– « Frênes. Entres inquiétudes et espoirs » (no 672, avril 2024), dossier réalisé par Blandine Even ;

— « Bois industrie. Pilier de la bioéconomie » (no 673, mai 2024), dossier réalisé par Blandine Even.

L’abonnement (10 numéros par an) pour la France et l’Union européenne est disponible au prix de 60 euros, pour les autres pays au prix de 77 euros. Prix au numéro : 8 euros franco de port.

Forêts de France – Service des abonnements — Fransylva. Forestiers privés de France — 6 rue de la Trémoille — F-75008 PARIS. Tél. : 01 47 20 36 32. Mél. : foretsdefrance@fransylva.fr. Site internet : www.fransylva.fr

Forêt.Nature

Les sommaires de la revue Forêt.Nature sont consultables sur le site : www.foretnature.be

Parmi les articles publiés dans le numéro 170 (janvier-mars 2024), citons :

— « Plus de bois mort, plus de vie dans les forêts ! » ;

— « Parc à grumes de Wallonie : résultats de la vente de bois feuillus précieux 2024 » ;

— « La gestion forestière face aux changements climatiques ».

Le prix de l’abonnement annuel (4 numéros) pour la Belgique et l’Europe est à 49 euros. Le prix du numéro à l’unité est à 15 euros + frais de port.

Pour tout renseignement, contacter : Forêt.Nature — Rue de la Plaine 9 — B-6900 MARCHE-EN-FAMENNE (BELGIQUE). Tél. : 32 (0)84 22 35 70. Mél. : info@foretnature.be. Site internet : www.librairie.foretnature.be

Silva Belgica

Au sommaire des numéros de Silva Belgica, revue de l’asbl Société royale forestière de Belgique.

Dans le numéro 2024/2, citons les articles : « Gestion durable des forêts : actions prioritaires et recommandations de la SRFB », « La gestion des pessières » et « Adaptation des forêts européennes : perspectives des gestionnaires face aux défis du changement climatique ».

Silva Belgica — SRFB asbl – Bd Bischoffsheimlaan 1-8 — bte 3 – B-1000 BRUXELLES (BELGIQUE). Tél. : 32 (0)2 223 07 66. Mél. : info@srfb-kbbm.be. Site internet : www.srfb.be

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rff@agroparistech.fr

Affiliation : AgroParisTech

Pays : France

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