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• Données forestières : un nouveau portail Web en préparation
Un nouveau site Internet s’apprête à voir le jour. Pour commencer, il doit accueillir l’Observatoire des forêts françaises.
L’Observatoire des forêts françaises, lancé en 2023, se prépare à changer d’adresse Web.
La plateforme a vocation à migrer, fin 2024. Le nom de domaine foret.gouv.fr a ainsi été réservé, au nom du ministère de l’Agriculture.
En effet, l’actuel intitulé Internet de la plateforme foret.ign.fr ne reflète pas la diversité des organismes qui contribuent à l’Observatoire.
Certes, l’IGN coordonne l’ensemble. Mais, il a pour copilotes l’Office national des forêts (ONF), le Centre national de la propriété forestière (CNPF), l’interprofession France Bois Forêt (FBF) et l’Office français de la biodiversité (OFB), avec le soutien financier des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique.
Aujourd’hui, des experts de divers horizons (ONF, CNPF, IGN, INRAE, FCBA, I4CE, DSF, ADEME), rassemblés au sein de clubs thématiques, contribuent à nourrir les données et informations en plusieurs axes :
– disponibilité des ressources en bois ;
– santé des forêts ;
– incendies de forêt et de végétation ;
– adaptation au changement climatique ;
– atténuation de l’effet de serre ;
– biodiversité.
Des travaux abordent aussi l’outre-mer ou des approches territoriales (« Les forêts de mon territoire »).
Les partenaires prévoient, à partir de 2025, d’enrichir la plateforme numérique avec de nouvelles thématiques, dont la gestion des forêts, l’équilibre forêt-ongulés, les sols forestiers, la bioéconomie.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 31 octobre 2024
• Politique climatique à tâtons, avec des incertitudes sur le puits de carbone et la biomasse
Le gouvernement français vient de mettre en consultation plusieurs documents de politique climatique :
– le plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC 3), qui anticipe une hausse de 4 °C des températures moyennes en France d’ici à 2100, par rapport à l’ère préindustrielle ;
– la stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3), qui vise à réduire de 50 %, entre 1990 et 2030, les émissions brutes de gaz à effet de serre de la France, et à atteindre la neutralité carbone (en émissions nettes) en 2050 ;
– la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), qui définit les priorités de la politique énergétique.
Le gouvernement envisage une publication par décret de la PPE à la fin du premier trimestre 2025 et de la SNBC d’ici à la mi-2025.
Les feuilles de route se déroulent, malgré des incertitudes. « Les chiffres seront amenés à évoluer, y compris sur les absorptions des puits de carbone », indique le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique. Ainsi, lit-on dans le projet de SNBC, en millions de tonnes d’équivalent-CO2 (MtCO2e), « l’exercice de modélisation permet à ce stade d’atteindre -19 MtCO2e pour le secteur UTCATF* à l’horizon 2030 », alors que la SNBC 2 visait les -44 MtCO2e et le « PNIEC », les -31 MtCO2e. Afin de soutenir ce puits, le gouvernement continue de miser sur le renouvellement forestier et le stockage de carbone dans les produits bois, sur l’effet de substitution ou encore sur l’augmentation du linéaire de haies.
Pour la biomasse, l’exécutif reste en attente d’un panorama des productions et des usages, quelques mois après la création de la plateforme scientifique dédiée. « Des discussions sur le merit order, la hiérarchisation des usages de la biomasse, peuvent déjà commencer », ajoute-t-on au cabinet d’Agnès Pannier-Runacher.
Le fonds forestier est réaffirmé avec des orientations clés ressortent des documents.
L’adaptation de la politique forestière (SNBC) au regard de la directive sur les énergies renouvelables (RED III) reprend les pistes évoquées à l’été 2024, en y incluant le label Bas-Carbone.
Le projet de SNBC confirme un « financement forestier pérenne en faveur du renouvellement forestier ». Il mise sur la poursuite des aides à la transformation du bois, en vue de valoriser la ressource forestière française.
Des feuilles de route face au changement climatique
Le projet de PNACC 3 prévoit entre autres mesures :
– une version actualisée, en 2025, de la feuille de route sur la forêt et le changement climatique, établie en 2020 ;
– la constitution, en 2025, d’un comité technique national sur l’équilibre forêt-faune (sylvo-cynégétique) ;
– la finalisation du plan national d’action « vieux bois et forêts subnaturelles » ;
– une stratégie nationale sur les feux de forêt (voulue par la loi et prévue pour 2025), une cartographie nationale des risques naturels, ainsi qu’un renforcement de la défense des forêts contre les incendies (DFCI) et de la surveillance des massifs ;
– un plan d’action pour l’adaptation des industries de transformation du bois et « réalisé d’ici 2029 », afin de s’adapter à la future ressource disponible et de pouvoir « mobiliser le bois de crise ou, a contrario, assurer la continuité de leur approvisionnement logistique même en cas d’intempéries ».
Le PNACC insiste aussi sur l’adaptation des conditions de travail, la renaturation des villes, la protection de la biodiversité.
Quant aux prévisions de coupe de bois, la SNBC s’en tient au plan national forêt-bois (PNFB) et ses 12 millions de m³ supplémentaires entre 2016 et 2026, soit en théorie 1,2 million de m³ de plus par an sur 10 ans), ce qui aboutirait à une récolte annuelle de 63 millions de m³ à partir de 2030 (versus 39,9 millions de m³ de récolte de bois commercialisé en 2022, de source Agreste).
Le projet de SNBC 3 prévoit une proportion croissante du bois récolté allant à la production de sciages, panneaux et isolants, tandis que les panneaux incorporent également de plus en plus de bois recyclé. Là aussi, les chiffres sont à confirmer : « La séquestration de carbone dans les produits bois passe de 1 MtCO2e/an aujourd’hui à 9 MtCO2e/an en 2030. Ce point fera l’objet d’une analyse approfondie en amont de la modélisation définitive », selon le document.
Pour favoriser le bois dans la construction, vient le label « bâtiment biosourcé » (construction neuve), à mettre en cohérence avec la réglementation environnementale RE2020 ; un label équivalent pour la rénovation est évoqué.
Les émissions du secteur du bâtiment sont censées passer de 62 MtCO2e en 2022 à 35 MtCO2e en 2030 (SNBC 3). Les aides MaPrimeRénov, ciblant les particuliers, doivent y aider.
Au chapitre de la biomasse, les cellules biomasse élargies ont un rôle à jouer. Et, « dans les dispositifs d’accompagnement, une priorité sera donnée aux usages peu substituables comme les besoins de chaleur haute température pour l’industrie ou les réseaux de chaleur urbains » (PPE). Pour la filière forêt-bois, l’« autoconsommation de ressources propres et production énergétique valorisable sur site » demandée par les professionnels, est gravée dans le projet de PPE.
La PPE 3 s’oriente vers « des objectifs revus à la baisse » pour la biomasse, dont le bois énergie, par rapport à la PPE 2. La consommation de biomasse pour la chaleur renouvelable et de récupération doit passer de 111 TWh en 2022 à une fourchette de 120-153 TWh en 2035. La proportion de biomasse dans la chaleur renouvelable passerait ainsi de 64,5 % en 2022 à un peu plus de 36 % en 2035.
Le fonds chaleur de l’Ademe doit faire l’objet d’un soutien croissant pour atteindre, en 2030, une capacité financée de 12 TWh par an, selon la PPE 3. Enfin, la sortie du charbon est fixée pour 2027.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 8 novembre 2024
• Gouvernance de la filière forêt-bois : les discussions avancent
Des réflexions en cours portent sur la façon dont l’interprofession France Bois Forêt (FBF) pourraît accueillir l’union des papetiers Copacel, les constructeurs bois de l’UICB, l’organisation L’Ameublement français. Il s’agirait de mettre en place une coordination, à même de porter les sujets politiques ayant trait, par exemple, à la nouvelle directive européenne sur les énergies renouvelables (RED III), au règlement européen contre la déforestation (RDUE) ou à une éventuelle loi française sur la forêt.
Ainsi, la création d’une nouvelle structure serait écartée, au profit d’une instance de concertation. Les mécanismes de financement, que sont la « contribution interprofessionnelle obligatoire » (CVO) et la taxe affectée, resteraient inchangés.
Ceci dans un contexte en évolution. En effet, selon plusieurs sources concordantes, l’association France Bois Industries Entreprises (FBIE) s’est dissoute en juin 2024, après avoir vu son nombre d’adhérents s’étioler. Ainsi, le rapprochement de FBF et de FBIE, un temps débattu, n’a plus lieu d’être. La position de l’Union des métiers du bois (UMB-FFB) et de Métiers du bois-Capeb reste attendue.
En parallèle, comme annoncé, le syndicat de l’emballage léger en bois (SIEL) s’est fondu dans la Fédération nationale du bois (FNB), en juin 2024, prenant la forme d’une commission dédiée.
Enfin, Fibois France met la dernière touche à sa feuille de route en préparation. Le réseau réaffirme son ancrage régional, qu’il met en avant pour « concrétiser au quotidien » les axes stratégiques.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 15 novembre 2024
Les inventaires forestiers nationaux d’Europe veulent mieux contribuer aux débats notamment politiques. Et ils prévoient d’installer, en France, le quartier général de leur nouvelle association
Le Réseau européen des inventaires forestiers nationaux (IFN) vient de voir le jour, le 14 octobre 2024. Son acronyme « Enfin », tiré de l’anglais European National Forest Inventories Network, n’est pas sans résonance dans la langue française.
Un tel réseau existait déjà, depuis 2003 ; regroupant une trentaine de partenaires, il fonctionnait de manière informelle. Les inventaires forestiers veulent, à présent, asseoir leur présence, en se dotant d’une personnalité juridique. Avec un siège social en France, puisque l’IGN doit héberger l’association « Enfin », dont l’enregistrement officiel est à venir.
« Enfin » a notamment vocation à alimenter les débats technico-scientifiques et politiques, explique Manuel Fulchiron, coordinateur d’Enfin et directeur adjoint responsable de la forêt à l’IGN :
« L’idée, c’est de renforcer la voix des IFN, d’être audible sur la scène européenne. Les missions du réseau sont, d’une part, de promouvoir le développement des connaissances et de l’information forestières, ce qui peut intéresser des pays du continent où les IFN ne sont pas en place ou restent peu développés et, d’autre part, il s’agit de contribuer à la mise en place d’un suivi européen des forêts, ce qui rejoint, mais pas exclusivement, les préoccupations de l’Europe politique. »
« Enfin » compte 18 membres fondateurs. La liste des membres actuels laisse transparaître un périmètre plus large que celui de l’Union européenne (UE). En effet, des pays extérieurs à l’UE des 27 sont de la partie, comme la Suisse, la Norvège, l’Islande ou l’Ukraine.
D’autres organisations sont sur le point de les rejoindre. Certes, des membres de l’UE s’avèrent absents, à date. Par exemple, l’Espagne, le Portugal ou la Grèce, qui toutefois figurent parmi les 30 membres du réseau informel, ce qui laisse penser que ces pays sont amenés à entrer dans la nouvelle association.
« En surface forestière, tous les poids lourds sont là, hormis l’Espagne », fait remarquer Manuel Fulchiron. Ce sont les pays scandinaves, l’Allemagne ou la Pologne.
Sachant que, par ailleurs, les quelque 30 partenaires historiques peuvent compter plusieurs organisations d’un même pays, alors que la règle désormais veut qu’« il y ait un représentant par pays », souligne le responsable.
Les textes européens donnent du grain à moudre aux experts des inventaires forestiers nationaux. C’est le cas avec la proposition de règlement sur la surveillance des forêts européennes, en cours d’élaboration. À ce titre, Manuel Fulchiron signale le projet PathFinder « qui vise à produire des lignes guides, en vue de réaliser un suivi européen des forêts ». Les enjeux englobent le suivi statistique, la gouvernance, le choix des indicateurs.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, information publiée le 21 novembre 2024
Bulletin trimestriel de la Société forestière de Franche-Comté
La Société forestière de Franche-Comté et des Provinces de l’Est a publié le numéro 513 (septembre 2024) de son bulletin trimestriel.
Ce bulletin présente le congrès dans le Morvan, partant de l'histoire de la forêt morvandelle jusqu'au laboratoire forestier du Mont Beuvray.
Les numéros sont disponibles au prix de 15 euros hors abonnement. La cotisation pour 2024 est à 64 euros pour la France et l’Union européenne et à 32 euros (tarif réduit) pour les moins de 30 ans.
Société forestière de Franche-Comté et des Provinces de l’Est- Maison de la forêt et du Bois – 20 rue François Villon – F-25041 BESANÇON CEDEX
Tél : 06 84 12 90 26
Mél : charlesallegrini@orange.fr
Site internet : https://www.sffc.fr/
Forêts de France
La revue Forêts de France, revue publiée sous l’égide de Fransylva, Forestiers privés de France, consacre son dernier numéro (n° 678) paru en novembre 2024 à :
- « Région Occitanie, Un laboratoire forestier pour l’avenir ».
L’abonnement (10 numéros par an) pour la France et l’Union européenne est disponible au prix de 60 euros et 77 euros pour les autres pays. Prix au numéro : 8 euros franco de port.
Forêts de France – Service abonnements – Fransylva.
Forestiers privés de France – 6 rue de la Trémoille – F-75008 PARIS
Tél : 01 47 20 36 32
Mél : foretsdefrance@fransylva.fr
Site internet : www.fransylva.fr
Forêt.Nature
Les sommaires de la revue Forêt.Nature sont consultables sur le site : www.foretnature.be
Le numéro 172 (juillet-septembre) vient de paraître. Parmi les articles, citons :
« Dynamique des trois meutes de loups installées en Wallonie » ;
« Quand on parle du loup, on n’en voit pas forcément la queue » ;
« Dans les lisières, l’irrégularisation et le mélange favorisent la biodiversité ».
Le prix de l’abonnement annuel (4 numéros) pour la Belgique et l’Europe est à 49 euros. Le prix du numéro à l’unité est de 15 euros + frais de port.
Pour tout renseignement, contacter :
Forêt.Nature – Rue de la Plaine 9 – B-69000 MARCHE-EN-FAMENNE (BELGIQUE)
Tél : 32 (0)84 22 35 70
Mél : info@foretnature.be
Site internet : www.librairie.foretnature.be

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