Mise en ligne des guides ONF
L’ONF a mis en ligne sa collection de guides de sylviculture : https://www.onf.fr/onf/recherche-pour-les-tags-et-les-collections?collection=Guides%20de%20sylviculture.
Si ce bel effort de contribution à la libre diffusion de la connaissance mérite d’être salué, on remarquera toutefois que le changement climatique, et les incertitudes qu’il génère au quotidien, conduisent à consulter ces guides avec un certain recul, en se souvenant que les « bonnes recettes » qui, il y a quelques années, pouvaient être suivies, doivent aujourd’hui être adaptées voire repensées au vu de conditions spatio-temporelles en plein bouleversement.
Mettre l’outil guide au service de l’action réfléchie face à l’incertitude : voilà un beau défi pour la médiation entre monde de la foresterie et grand public.
Alim’agri
Le numéro 1575 du « magazine conjoint du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche et du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire » a été publié en février 2025. Sous le thème : « La forêt à l’épreuve du climat : l’action publique face aux enjeux forestiers. », quinze contributions présentent des reportages de terrain, des analyses plus globales et des portraits d’acteurs.
Le numéro 1676 est sorti en juillet 2025. Son thème, « Nouvelles générations : préparer l’avenir », est traité sous un angle agricole et agro-alimentaire plus que forestier. On notera toutefois un article (p. 36-42) portant sur un exemple dans l’arboriculture.
En accès libre sur le site du ministère (https://agriculture.gouv.fr/alimagri-le-magazine-du-ministere), il peut être acheté en version papier au prix de 6 €.
La Géographie Terre des Hommes
Le numéro 1597 (été 2025) de la revue de la Société de Géographie est disponible.
Deux des articles de cet opus consacré au thème « Frontières » croisent directement les thématiques forestières : « Amazonies, un monde sans confins » par Stéphane Rostain et « Le platane, un arbre passe frontières » par Micheline Hotyat. Pour d’autres (frontières de la Russie, frontières du vivant…), le lien est plus indirect mais néanmoins réel.
Trimestrielle, La Géographie peut s’acheter au numéro (7 €) ou par abonnement annuel (25 €) : soit directement sur le site de la Société (https://socgeo.com) ; soit en utilisant le bon de commande disponible sur le site et dans chaque numéro, et à renvoyer à Société de Géographie - 184 boulevard Saint-Germain – 75006 Paris.
La jaune & la rouge
La revue de l’association des anciens élèves et diplômés de l’École Polytechnique consacre au risque le cahier n° 2 de de son n° 808 daté d’octobre 2025. L’entretien accordé par Cédric Brouillet, directeur général de la Direction générale de la Prévention des risques (DGPR), portant le thème « Changement climatique : un risque industriel aussi » rappelle opportunément que les forêts sont partie intégrante des territoires, et que les risques les touchant (notamment l’incendie) croisent d’autres enjeux, engendrant des dynamiques complexes et cindynogènes.
Plus de renseignements sur : www.lajauneetlarouge.com
Vènerie
Les numéros 238 (2ème trimestre 2025) et 239 (3ème trimestre) de l’« organe officiel » de la Société de vènerie, de l’Association des équipages et du Club du chien d’ordre sont parus.
Parmi les rubriques qui abordent différents thèmes tournant autour de la vènerie (actualité, vie des équipages, chiens, chevaux, histoire, culture…), celle dédiée à l’écologie offre le portrait de forêts où se pratique la vènerie et des enjeux sociaux et écologiques qui les concernent : Chantilly, Orléans (n° 238), La Coubre (239). On notera également dans ce dernier numéro un entretien avec Pierre-Édouard Guillain, directeur général délégué à l’OFB, ancien de l’ENGREF et de l’ONF.
La revue est disponible au prix de 11,25 € par numéro.
Autres publications consacrées aux thématiques forestières
- Forêt et innovation : la « revue technique du CNPF » a sorti son numéro 15, avec un dossier consacré à « Biodiversité : moteur de résilience des forêts ». Elle est disponible au prix de 9,50 € et sur https://librairie.cnpf.fr.
- Forêt méditerranéenne : tome XLVI, numéro 2, daté de juin 2025, au prix de 12 €. Éditée par l’association Forêt Méditerranéenne, cette revue est toujours à la recherche d’autrices et d’auteurs. L’association publie également La feuille & l’aiguille, trimestriel d’actualité, dont le numéro 140 est daté de septembre 2025. Plus d’information sur le site www.foret-mediterranenne.org.
- Forêt de Gascogne : numéro 721 et 722, daté respectivement de septembre et octobre 2025. La « publication du syndicat des sylviculteurs du Sud-ouest » fait le point des actualités dans son aire de compétences. Disponible par abonnement (32 € pour 10 numéros par an). Renseignements sur www.maisondelaforet-sudouest.com.
- Le Bulletin trimestriel de la Société forestière de Franche-Comté et des Provinces de l’Est a publié son numéro 517 en septembre 2025. Renseignements : www.sffc.fr.
- Forêts de France : numéro 686, daté de septembre 2025, et numéro 687, daté d’octobre, au prix de 8 € chacun (ou sur abonnement : plusieurs formules possibles). Plus d’informations en écrivant à son éditeur, Fransylva, Forestiers privés de France : foretsdefrance@fransylva.fr ou sur son site : www.fransylva.fr.
- Silva Belgica : la revue de la Société Royale Forestière de Belgique présente, dans son numéro 4/2025 daté de juillet-août 2025 un dossier thématique sur « Eau et forêt : le rôle des forêts dans la lutte contre les inondations » ; dans son numéro 5/2025 daté de septembre-octobre 2025, le dossier s’interroge sur « Le retour du loup : quelles incidences pour la forêt ? ». Plus d’information sur le site de la SRFB : www.srfb.be ou en écrivant à : info@srfb-kbbm.be.
- Forêt.Nature, revue éditée par l’association éponyme (Wallonie) et dédiée aux « outils pour une gestion résiliente des espaces naturels », a publié son numéro 176, daté de juillet-septembre 2025. Plus d’information sur le site Internet de l’association : https://foretnature.be/.
Lu dans Forestopic
Pourquoi la Guyane française perd des surfaces de forêts
En Guyane française, les surfaces forestières ont rétréci de 1,8 % depuis 1990, ce qui représente une perte de quelque 146 000 hectares ; elles passent ainsi sous la barre des 8 millions d’hectares (soit tout de même encore 96 % de ce territoire ultramarin). Ces surfaces défrichées l’ont été principalement au bénéfice de l’énergie et de l’agriculture, en lien avec la forte croissance démographique du territoire (110 000 habitants en 1990, 288 400 en 2022).
Avec le recul de la forêt, se profile d’après l’ONF « une baisse programmée des stocks de carbone ». Entre 2015 et 2020, les défrichements se sont montés à 5 780 hectares par an, tandis que la forêt a crû de 2 350 hectares par an. Ce qui revient à une perte nette de 3 430 hectares par an, soit 3 millions de tonnes-équivalent CO2 qui ne sont plus stockées par la forêt.
Un projet d’inventaire forestier doit permettre d’affiner les données relatives à la Guyane, où un hectare peut abriter 210 espèces d’arbres. L’IGN et l’ONF y travaillent, en lien avec ONF International.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 28 octobre 2025
L’IGN développe une cartographie rassemblant les réglementations forestières
Une parcelle forestière peut être soumise à diverses administrations, ce qui engendre une multiplicité de démarches. Afin d’y voir clair l’IGN a mis au point depuis 2022 la plateforme Foreg, à présent disponible en version bêta via l’adresse https://foreg.beta.gouv.fr. Ce site propose d’identifier les réglementations forestières qui s’appliquent à une zone géographique donnée, avec l’idée de rassembler des informations émanant de plusieurs sources.
L’utilisateur délimite la portion de territoire choisie, et peut alors consulter les zonages correspondants, tels que les espaces protégés au titre de la biodiversité, les abords de monuments historiques, les espaces boisés classés à conserver, les tronçons de cours d’eau. La plateforme donne aussi des indications sur les démarches administratives à entreprendre. Les attentes des utilisateurs paraissent nombreuses, et des extensions à de nouvelles réglementations sont envisagées (périmètres de captage d’eau potable, obligations légales de débroussaillement, règlement européen contre la déforestation...).
Depuis l’ouverture du site en libre accès, il a été sollicité par une centaine d’utilisateurs par semaine environ.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 3 octobre 2025
Le Syndicat des mérandiers entre dans les rangs de la Fédération nationale du bois
Le Syndicat des mérandiers de France (SMF) est désormais « affilié » à la Fédération nationale du bois (FNB), depuis l’été 2025. Le syndicat des mérandiers regroupe une trentaine d’entreprises, avec 260 millions d’euros de chiffre d’affaires et 1 600 collaborateurs, pour une production annuelle de 55 000 m³ de merrains (en 2021) ; la FNB, fédérant 80 organisations professionnelles, revendique 1 750 entreprises adhérentes, pour 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Sur la forme, « le syndicat continue sa propre vie, avec ses adhérents, tout en apportant son adhésion à la FNB ». Notamment, la structure demeure proche de la fédération des tonneliers (notamment en raison d’une certaine porosité entre les métiers).
Sur le fond, ce mouvement « va permettre de porter une voix commune et plus forte sur les grands enjeux qui concernent le chêne français », déclarent les deux organisations : l’entrée des mérandiers dans la FNB signifie qu’ils pourront désormais participer aux négociations nationales sur la filière chêne. Un enjeu de taille réside ainsi dans l’accès à la ressource forestière. FNB et SMF affichent leur volonté de marier leurs intérêts dans les discussions avec leurs approvisionneurs, comme les communes forestières, les propriétaires forestiers privés, l’Office national des forêts (ONF), les coopératives forestières.
Dans le contexte du changement climatique, la santé des chesnaies ressort aussi comme une question prégnante, face à des phénomènes de dépérissements ou de piqûres d’insectes. Le président des mérandiers place ses espoirs dans l’« ADN très varié » du chêne, et dans l’hypothèse où des gènes de chêne, vert ou pubescent, pourraient rendre plus résilient le chêne sessile ou celui pédonculé.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 3 septembre 2025
Certification forestière FSC : le référentiel 2025 entre en vigueur, les surfaces labellisées progressent
Le nouveau cahier des charges de FSC France est entré en vigueur, début septembre 2025, pour la certification de la gestion durable des forêts de France métropolitaine. Le référentiel devient plus détaillé. Il met l’accent sur la résilience, la diversification des forêts face au changement climatique, sur la préservation des sols forestiers. Le standard de 2025 s’appuie aussi sur le plan national d’action sur les vieux bois, dont la publication reste attendue.
Parmi les mesures prises, le seuil maximal des coupes rases se situe entre 2 et 10 hectares selon les cas, mais avec une règle générale à 5 hectares ; la plantation d’essences exotiques peut être réalisée en mélange avec des essences dites indigènes. La protection des sols fait l’objet de plusieurs préconisations (mise en place de cloisonnements, usage d’huiles de chaîne biodégradables…). La recherche de l’équilibre entre faune et flore (sylvo-cynégétique) s’étoffe. Par exemple, lorsque le propriétaire forestier est détenteur du droit de chasse, « l’interdiction de tout attractif alimentaire (agrainage, goudron, pierre à sel, etc.) est [incluse] dans les baux et les contrats […], sauf dispositions réglementaires ou juridiques obligeant à pratiquer ponctuellement un agrainage de dissuasion »
FSC compte près de 121 900 hectares de forêts certifiées en France métropolitaine, en janvier 2025 (environ 20 000 hectares en 2016). En parallèle, l’association FSC France tisse son réseau : elle a par exemple noué, fin 2024, un partenariat avec la Fédération des PNR de France.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 18 septembre 2025
Sécurité des travailleurs isolés en forêt : une appli pour alerter les secours, même en « zone blanche »
Depuis début 2025, l’application Lea est intégrée dans les smartphones ONF d’une trentaine de conducteurs d’engins forestiers. Il s’agit d’une application mobile d’alerte et d’assistance pour la sécurité des travailleurs isolés, développée par l’association Présence verte (créée en 1987 à l’initiative, entre autres, de la MSA).
L’outil Lea comporte deux systèmes de déclenchement d’alarme. D’une part, l’utilisateur peut lancer un SOS manuellement. D’autre part, un accéléromètre sert à détecter une éventuelle absence de mouvement. Pour les cas où l’agent se trouve en « zone blanche », l’outil contient une puce électronique (carte SIM) multi-opérateurs. Si un SOS s’enclenche, il entraîne l’activation de la géolocalisation. Le système est relié à un centre d’appels, appelé « plateau d’écoute ».
Cette initiative n’est pour l’instant déployée qu’au sein de l’agence de travaux Rhin-Vosges de l’Office national des forêts (ONF Grand Est), mais Présence verte ambitionne de toucher d’autres acteurs de la filière forêt-bois. L’outil de Présence verte fonctionne sur abonnement, à environ 20 euros HT par mois et par utilisateur, avec une dégressivité en fonction de la taille du parc à équiper. En complément, la cartographie des points de secours en forêt se trouve à présent consultable dans le Géoportail de l’IGN.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 29 août 2025
À l’ONF, la police va prendre une nouvelle appellation. Le port d’armes est octroyé aux agents de droit privé
Depuis 2022 les agents de droit privé de l’Office national des forêts (ONF) peuvent constater les infractions forestières, mais sans participer à des enquêtes de police. Un décret du 30 juillet 2025 complète le dispositif. Il octroie, aux salariés commissionnés et assermentés, la possibilité de porter des armes (entrant dans les catégories dites « B » et « D », telles que définies par l’article R311-2 du Code de la sécurité intérieure), dans le cadre de leurs missions de police.
Le décret indique que « seuls peuvent être autorisés à détenir et porter une arme […] les agents qui ont suivi avec succès une formation préalable comportant, notamment, un entraînement au maniement de cette arme et un rappel de son cadre juridique d’emploi ». Un arrêté conjoint des ministres de l’Intérieur et de la Forêt doit venir apporter plus de détails. Le décret permet aussi de commissionner et d’assermenter des agents publics administratifs, afin que « les juristes territoriaux puissent participer à la relecture des procès-verbaux, notamment pour en compléter les bases légales ».
Ce faisant, la police judiciaire de la forêt reste placée sous la direction et le contrôle de l’autorité judiciaire, comme l’induit l’article 66 de la Constitution. Ainsi, les agents doivent, par exemple, transmettre leurs procès-verbaux au procureur de la République ou au directeur régional de l’administration chargée des forêts (Draaf), selon que l’infraction relève d’un délit ou d’une contravention.
L’ONF compte quelque 2 600 agents commissionnés, dont 1 600 fonctionnaires et 1 000 salariés (proportion en hausse). Pour eux, sont en préparation des uniformes estampillés « Police de la forêt », et non plus « Police de l’environnement » afin d’éviter les confusions avec les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 21 août 2025
Pour la forêt privée, un premier contrat avec une agence de l’eau
Les délégations d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine du Centre national de la propriété forestière (CNPF) viennent de signer un partenariat avec l’agence de l’eau Adour-Garonne, avec pour objectif de « développer des nouvelles actions, répondant notamment à l’urgence d’intégrer les conséquences du changement climatique sur la forêt, le cycle de l’eau et la biodiversité associée ». Cette première convention a pour périmètre le bassin Adour-Garonne, hors Auvergne-Rhône-Alpes.
Il revient ainsi au CNPF, en collaboration avec l’agence de l’eau, de sensibiliser et d’accompagner les propriétaires forestiers : réunions d’information, journées techniques, réalisation de diagnostics forestiers tenant compte des enjeux de l’eau…
Les deux partenaires entendent également de mettre en place un « programme de recherches-actions » sur la sylviculture : lorsque la couverture forestière se modifie, quels sont les impacts sur la quantité et la qualité de la ressource en eau ou sur la régulation du ruissellement ? Partant de là, comment optimiser la gestion forestière ? Des expérimentations doivent explorer le sujet, en lien avec des scientifiques pour l’instrumentation et le suivi.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 4 juillet 2025
L’extension du risque des feux de forêt retranscrite dans la réglementation
Un arrêté du 20 mai 2025 actualise la classification de 2024 sur l’exposition des forêts au risque incendie. En France métropolitaine, la moitié des départements sont désormais concernés : 25 départements où les bois et forêts sont « particulièrement exposés au risque d’incendie », sur tout ou partie de leur territoire ; 23 départements où se trouvent des massifs forestiers « classés à risque d’incendie ».
Si le Jura sort des zones classées dans cette deuxième catégorie (cas unique cette année), y font leur entrée des massifs forestiers situés dans six départements : Finistère et Côtes-d’Armor (Bretagne), Sarthe et Maine-et-Loire (Pays-de-la-Loire), Eure-et-Loir et Indre (Centre-Val-de-Loire). Quant à la liste des communes concernées au sein de départements déjà « à risque », elle s’allonge par exemple dans le Cher et le Loiret (Sologne). En parallèle, les départements « particulièrement exposés au risque d’incendie » restent les mêmes par rapport à 2024 ; au sein de ces départements, le texte met à jour les portions de territoire « à moindre risque ».
La parution de l’arrêté a précédé, de quelques jours, la publication de la stratégie nationale de défense des forêts contre les incendies. Celle-ci intervient dans le contexte du troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC 3), qui aborde notamment le risque des feux de forêt, en vue de préparer la France à une élévation de 4 °C des températures moyennes, d’ici à 2100.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 20 juin 2025
Le marché des forêts repasse au-dessus des deux milliards d’euros
La valeur totale du marché des forêts est repassée en 2024 au-dessus de la barre des 2 milliards d’euros, avec un nombre de transactions de 21 860 en hausse de 0,9 %, selon l’indicateur des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), dans un contexte où le prix moyen du bois se maintient à un niveau élevé. Les surfaces échangées s’étaient resserrées en 2023. L’indicateur Safer souligne une progression du prix moyen de 2,2 %, pour atteindre 4 850 euros l’hectare ; cette augmentation est observée pour la quatrième année consécutive.
Ce sont les ventes des grands massifs dont la superficie est supérieure à 100 hectares qui entraînent à nouveau la hausse des prix du marché des forêts en 2024, même si les forêts de moins de 10 hectares représentent quelque 89 % du nombre de transactions (+ 0,5 %).
Dans le Nord-Bassin parisien, les prix des forêts sont au plus haut, appuyés par des cours élevés des bois feuillus. Le marché forestier en région Centre-Val-de-Loire affiche une croissance soutenue, avec des prix moyens autour de 11 000 euros par hectare. C’est cependant l’Ouest qui enregistre les plus fortes hausses des prix. Le marché forestier dans la région Grand Est s’il est soutenu ne présente pas une courbe homogène. En Bourgogne-Franche-Comté, le marché des forêts évolue globalement à la hausse en 2024. Enfin, la Nouvelle-Aquitaine connaît une situation sous tension avec, notent les Safer, de nouvelles stratégies (démarches de responsabilité sociétale des entreprises ou RSE, stockage de carbone…).
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 9 juin 2025
Renouvellement des forêts : les aides sont désormais gravées dans le Code forestier
Un décret du 2 mai 2025 crée, dans le Code forestier, l’article D121-4, ainsi qu’une sous-section (articles D156-6 à D156-11, pour partie déjà existants ou venant d’être rédigés). Les nouvelles dispositions portent sur les aides au renouvellement forestier. En parallèle, un arrêté, daté du 2 mai également, apporte des compléments. Ces textes viennent en application de la loi de 2023 sur le risque incendie, laquelle ajoute une dose d’éco-conditionnalités dans les subventions.
Le Code forestier décrit ainsi les aides accordées au reboisement et à la régénération naturelle des forêts, et contient à présent une sorte de cahier des charges orchestrant les subventions : types de forêts éligibles et taux d’aides selon les cas, possibilités de bonifications, conditions du type seuils de diversifications, densité des peuplements, etc. De plus, l’arrêté liste les justificatifs à fournir.
Les aides se situent dans une fourchette allant de 1 000 euros à 2 millions d’euros. La plateforme numérique https://connexion.cartogip.fr continue de centraliser les demandes. Les services départementaux de l’État attribuent les aides. L’Agence de services et de paiement verse les subsides.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 7 mai 2025
L’Observatoire des forêts françaises lance sa nouvelle formule
Une refonte de la plateforme numérique vise à déployer des données enrichies et plus accessibles. Outre de nouvelles thématiques, l’Observatoire propose des contenus réorganisés sur le risque incendie, le carbone, la gestion des forêts, ainsi que des passerelles vers d’autres observatoires, dédiés à la biodiversité ou à la biomasse.
Enfin, la plateforme dispose désormais de son propre site Internet : https://observatoire.foret.gouv.fr.
Source : Chrystelle Carroy / Forestopic, publié le 6 mai 2025

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