Précision au sujet de l’histoire du LIF
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’article de Jean-Daniel Bontemps et Claude Vidal intitulé « La recherche et l’inventaire forestier national français : une relation évidente mais tourmentée » paru dans le numéro 76(2) de la Revue forestière française. Ayant participé comme directeur du centre de Nancy d’Agroparistech à l’élaboration de la convention de collaboration Agroparistech/INRAE/ IGN de 2014, je souhaiterais ajouter deux noms à la liste des figures individuelles saluées par les auteurs.
Le premier est celui de Pascal Berteaud, directeur général de l’IGN de 2012 à 2014, instigateur d’une vaste réforme de cet établissement au sein duquel l’inventaire forestier national venait d’être incorporé. Pascal Berteaud avait la conviction stratégique que l’inventaire forestier, comme les autres activités de l’IGN, devait s’appuyer sur une recherche forte. Il pensait aussi que cette recherche devait s’inscrire dans un réseau dense de collaborations scientifiques de proximité, et avait retenu pour cela la place nancéienne.
Denis Priou, responsable de la recherche à l’GN, a assuré la mise en œuvre de cette stratégie, et sa concrétisation par la naissance du Laboratoire d’inventaire forestier sur le site Agroparistech-INRAE de Nancy. Devenu directeur de l’École nationale des sciences géographiques, qui est une composante de l’IGN, Denis Priou a porté d’ambitieux projets d’ouverture de son école, et envisagé un double diplôme avec Agroparistech.
La présence à la tête de l’IGN, pendant quelques mois, de ces deux personnalités à la fois visionnaires et tenaces fut un des ingrédients essentiels de la naissance du LIF. Je pense nécessaire d’expliciter et de saluer leur contribution.

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